Se poser les bonnes questions



L’adaptation intérieure


Pour l’adapter à nos modes de vie actuels, la maison rurale nécessite généralement quelques adaptations dans l’organisation du plan. Ces adaptations doivent cependant composer avec certaines contraintes inhérentes à la maison rurale dans le but de ne pas trahir sa spécificité.
Il faut également veiller à ne pas déstabiliser les murs, les planchers ou la charpente avec des modifications irréversibles.

 

L’aménagement des combles


La plus grande difficulté réside dans la maîtrise de l’espace. Il faut, dans un volume souvent réduit, placer un escalier conséquent, limiter les dégagements et articuler les pièces.
Il ne faut jamais négliger l’emprise nécessaire à la réalisation d’un escalier confortable (pour monter 3,00 m, prévoir par exemple, 19 marches et une longueur développée de 5,10m) ainsi qu’à sa trémie qui doit autoriser le passage des meubles encombrants. Comme les murs, la charpente et les planchers participent à la stabilité de l’ensemble de la construction et ne doivent pas être déstabilisés.

 

L’extension


De manière générale, l’extension contemporaine doit revaloriser la maison rurale et affirmer son caractère. Elle s’harmonise avec le bâti existant en s’intégrant ou en s’accolant au volume de l’habitation.

Le choix de la composition architecturale offre deux possibilités :
- L’extension à l’identique ;
- L’extension en opposition.

Une analyse préalable du bâtiment initial et de son environnement permet de comprendre leur caractère spécifique et de choisir quelle solution peut être envisagée.
 

La création d’ouvertures


Lors d’un aménagement, le besoin de lumière naturelle est la raison principale de la création de nouvelles ouvertures. Un projet bien étudié s’efforce de réutiliser celles qui sont existantes avant d’envisager leur modification ou la création de nouvelles ouvertures. La conception du projet doit également veiller à l’harmonie de l’ensemble.
Attention également à ne pas perturber la stabilité de la construction par des ouvertures disproportionnées ou trop nombreuses.
 

Les associations de matériaux


La réhabilitation ou l’extension contemporaine doivent tenir compte du milieu dans lequel elles s’inscrivent.
Dans l’architecture ancienne, les matériaux de base, pierre, terre, sable, bois, directement issus du sol traduisent les couleurs spécifiques de la nature environnante. Au même titre que l’échelle et la proportion des volumes, ils participent à la qualité du paysage. Les associations de matériaux ne sont pas nouvelles, il suffit d’observer nos maisons rurales pour constater que, de tout temps, des matériaux nouveaux sont venus compléter la palette des matériaux disponibles et s’associer à eux en parfaite harmonie (bois et pierre, bois et terre, bois et métal, verre et bois, etc.).
Comme les mélanges de saveurs en cuisine, les associations de matériaux doivent être particulièrement maîtrisées pour s’assurer la réussite.
 

Le confort moderne


L’isolation thermique, la ventilation, le chauffage, les équipements sanitaires, la plomberie, l’électricité ainsi que l’assainissement collectif ou individuel sont des éléments de confort nécessaires à nos modes de vie actuels. Là encore, ils doivent être réalisés en tenant compte de la spécificité de la construction initiale. Dans une construction vernaculaire, l’isolation thermique, la ventilation et le chauffage doivent utiliser l’inertie thermique des murs et permettre les échanges gazeux (vapeur d’eau) de l’intérieur vers l’extérieur.
Pour un même niveau de confort, le développement des énergies renouvelables (bois, soleil, vent, eau, etc.) permet de s’affranchir des énergies fossiles bientôt épuisées (fioul, gaz, charbon, nucléaire).
 

L’aménagement des abords, les clôtures


Les abords et les clôtures doivent être créés ou réhabilités avec le même soin que la maison existante. Bien que faisant partie du domaine privé, ils sont souvent visuellement englobés dans l’espace public et doivent s’y intégrer de manière harmonieuse.